Je suis le premier à reconnaitre que le français est une langue riche mais difficile. Les étrangers qui veulent s'y mettre ont souvent tendance à s'arracher les cheveux (qd on pense qu'en anglais les noms n'ont pas de genre, et qu'en japonais il n'existe quasiment aucune conjugaison des verbes...), et je suis persuadé qu'il est plus facile pour un français d'apprendre une langue étrangère que l'inverse.
Tout le monde fait des coquilles et des petites boulettes dans ses écrits (documents officiels ou trucs perso), mais elles sont relativement rares et relèvent toujours de fautes d'inatention. On ne me fera jamais croire qu'une simple relecture prend tellement de temps. Quand je tombe sur des brochures ou des textes avec des fautes, ça fait tout de suite un peu moins crédible, car ça donne l'impression d'un travail baclé.
On s'étonne que la majorité des élèves français qui arrivent au collège ne savent ni lire ni écrire, qu'un devoir excellent a perdu 2 pts sur sa note pour "pb d'orthographe", que les sujets rendus lors des concours pour la fonction publique ou territoriale sont éliminatoires au bout d'un certain nb de fautes, qu'un demandeur d'emploi se voit refuser un poste après la lettre de motivation calamiteuse qu'il a adressé à son éventuel futur employeur, et que certains auteurs de talent se voient refuser leur manuscrit car le bêta-lecteur est mort d'une crise cardiaque devant ce massacre en papier... et on accepte de s'exprimer en petit nègre tcheckoslovaque sur un forum consacré à l'écriture ?!
De là à prétendre que les professionnels des métiers de l'écriture (journalistes, écrivains, éditeurs, critiques, scénaristes...) dont c'est le gagne pain, ont réussi à acquérir cette réputation et cette qualité de vie alors que leurs écrits (aussi géniaux soient-ils) étaient truffés de fautes, permettez-moi d'être sceptique...
